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Introduction :
La prévision saisonnière est une branche de la météorologie extrêmement complexe, et basée sur des données complexes. Cette science plutôt récente est aujourd'hui en pleine expansion, avec une augmentation très rapide de sa fiabilité. Cependant, les résultats restent toujours médiocres, et restent à prendre avec très grande prudence et recul. Effectuer une tendance saisonnière nécessite un gros travail de recherche, une connaissance du climat et des statistiques... Elle est en partie tirée des simulations des modèles saisonniers, qui moulinent un grand nombre de données en en faisant ressortir la tendance de leur évolution (paramètres tels que la température et les précipitations). De nouveaux outils font peu à peu leur apparition dans l'approche de ces tendances, comme le soleil, qui est l'élément le plus influent sur notre climat. Il est possible que l'évolution de son activité, de son orientation...aient un rôle sur la météorologie...
Dernière mise à jour : Lundi 7 juillet 2008 -- Archives (prochainement)
Comme indiqué dans l'introduction, ces tendances sont très complexes et doivent être interprétées avex grand recul. Leur fiabilité est toujours très limitée, même si des efforts sont réalisés dans ce sens.
Activité solaire :
> Valeures observées et prévues de l'indice IR5 en 2007
> Valeures observées de l'indice IR5 depuis 1749 ("indice de l'activité solaire")
> Carte de l'activité solaire depuis 1950
North Atlantic Oscillation :
> Observation et prévision de la NAO
> Effets de la NAO sur les continents : POSITIVE ou NEGATIVE
| Comparaison réalité - prévisions |
Cette nouvelle rubrique de la page « prévisions saisonnières » est très intéressante car elle va nous permettre – aussi bien à vous qu’à nous – de comparer la prévision à la réalité. Nous avons aussi bien la capacité de juger de la fiabilité d’une prévision, que de la compétence du prévisionniste.
Attention, il faut tout de même noter que cette rubrique est l’une des plus difficiles à réaliser car les modèles saisonniers sur lesquels nous nous basons sont très instables. Pourtant le rôle du prévisionniste EST de montrer une tendance au grand public la plus stable possible !
Comparaison réalité-prévisions concernant la deuxième quinzaine de juin :
Voici ce que nous vous écrivions il y a un mois concernant la deuxième quinzaine de juin :
Prévisions : « En première partie de quinzaine, une goutte froide semblerait venir jouer les troubles fêtes depuis le proche-atlantique. A l’avant, les températures gagnent quelques degrés par rapport aux fraîches journées de la semaine précédente mais à l’arrière, une nouvelle jonction anticyclone des Açores et hautes pressions des hautes latitudes semble s’opérer.
Cette fragile cohésion n’empêche pas un nouveau flux de nord à nord-ouest de se mettre en place : dans un premier temps dans l’Ouest puis par la suite dans l’Est. »

Réalité : Le 15 juillet un noyau dépressionnaire est présent sur le proche-atlantique. Il occasionne une très légère courbure des isohypses – champ de géopotentiels – sur la partie Sud de la France, signe d’une augmentation des températures. Mais très temporairement car le talweg évolue très vite vers l’Est et l’anticyclone des Açores et l’anticyclone Groenlandais ne tardent pas à se joindre si bien qu’un flux de nord se met peu à peu en place !
Prévisions : « En effet, la reprise d’une certaine activité dépressionnaire sur l’Ouest atlantique favorise une nouvelle hausse du champ de pression sur le sud-ouest de l’Europe. Durant la seconde partie de la quinzaine, nous sommes toujours dans une situation a mouvement de translation zonal modéré. Le système d’altitude chaud gagne peu à peu plus à l’Est permettant aux habitants du Nord-est de profiter d’une probable belle embellie.
Sur le proche atlantique, un nouveau noyau dépressionnaire favorise une forte augmentation des températures aux alentours du 25 sur l’ensemble de la France. Malheureusement, celle-ci semblerait bien rapide puisqu’une nouvelle advection froide gagne nos régions par l’Atlantique.
Ainsi, le différentiel thermique est tel, que de violents orages sont probables sur la France. Le système dépressionnaire semblerait prendre alors une direction méditerranée pour s’étendre et concerner une grande partie du territoire. »

Réalité : Comme prévu, le retour des hautes pressions s’est bien fait par le Sud-ouest tout comme leur évacuation vers l’Est. L’importante hausse du thermomètre est également un fait notoire de cette fin juin. |
| Deuxième quinzaine de juillet 2008 : |
La mi-juillet semblerait être une période plutôt néfaste à notre été.
Le système dépressionnaire qui s’est approché près de nos contrées en fin de première quinzaine termine son chemin vers l’Est en se désagrégeant peu à peu.
Il faudra probablement surveiller la situation sur la période 15-16 juillet puisque la tendance météorologique reste à un temps très orageux.
Mais il apparaît sur les modèles une situation que nous n’avons encore que peu connu ces derniers mois, à savoir le retour de l’anticyclone des Açores. Celui-ci semble brusquement se réveiller et étendre son influence sur notre pays.
Le flux serait d’abord orienté au nord à l’avant de la structure anticyclonique. Il fait alors frais sur notre pays et le temps n’est pas encore au beau fixe.
Ce ne serait alors qu’aux alentours du 18 et 19 juillet que le temps pourrait devenir pleinement estival et en particulier dans l’Ouest et le Sud du pays où l’influence anticyclonique est à son comble. Le soleil pourrait alors briller, si bien que les températures sont en hausse sous un flux variable à tendance sud-est en altitude. Nous nous situerions alors dans une période dans les normes.
Seulement, ce qu’il faut retenir, c’est que cette situation serait susceptible d’être bien plus stable et la tendance anticyclonique pourrait bien perdurer jusqu’en fin de mois, même si la tendance orageuse tend à se généraliser en fin de période !
Il faut tout de même noter une certaine récurrence depuis quelques mois à l’extension de l’anticyclone des Açores vers le Nord et non pas vers le Nord-est. Certains scénarios – certes minoritaires mais nous ne pouvons les ignorer- opteraient visiblement pour un temps dans la continuité du début Juillet et la stabilité n’est pas une certitude lors de la rédaction de ce bulletin. L’alternance entre temps orageux, puis frais et un temps estival n’est donc pas improbable d’où notre réserve.
Bilan : Rassurez-vous, ce n’est pas ces dernières phrases qui doivent remettre en question le début du bulletin. Les modèles semblent s’accorder : la deuxième moitié du mois de juillet semble être beaucoup plus agréable que notre fin de printemps et tout début d’été. Les températures, dans un mouvement crescendo jusqu’à la fin du mois, ne nous réserveraient cependant pas des mauvais tours… « caniculaires » !
Les précipitations ne se feraient que sous forme d’averses orageuses et nous n’attendons pas de déficit ou d’excès généralisés, d’autant que quelques débordements orageux ne sont pas improbables au cours du mois.

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Le début du mois d’Aout marquera-t-il la rupture avec le mois de juillet ? Les hautes pressions vont-elles réussir à résister face aux gouttes froides plus que résistantes cette année ?
Ce début du mois d’Aout semblerait partir sur de mauvaises bases. Il se pourrait que notre belle structure anticyclonique s’arrache de ses racines pour se loger bien plus à l’Est. Les dépressions qui s’étaient habituées aux régions du Nord-ouest de l’Atlantique se chargent alors de notre pays pour au moins la première semaine du mois.
Un temps plus humide et doux ferait alors son retour en force. Mais, dans le même temps, les hauts géopotentiels font de la résistance sur la méditerranée et les pays orientals de l’Europe (la Grèce pourrait même subir une possible canicule) et ils ne faudraient pas les négliger car c’est sûrement à eux que l’on devra le retour de conditions estivales vers le 10, peut-être avant semble-t-il. Ainsi, nous attendons une nouvelle hausse du champ de pression avant la première quinzaine et celle-ci semblerait ne pas venir en solitaire, mais accompagnée. Accompagnée par une hausse des températures. Nous pourrions d’ailleurs subir une vague de chaleur temporaire entre le 15 et le 18, à l’avant de goutte froide évoluant sur l’Atlantique.
Malheureusement, ces gouttes froides n’y restent guère longtemps, sur l’Atlantique. Et pour cause : le scindement de l’anticyclone par le Sud de la France. Ainsi, et même si ce ne sont pas des structures organisées, des noyaux froids d’altitude prennent une direction méditerranée et occasionnent des orages d’abord sur les reliefs puis en plaine durant les après-midi. Aucune dégradation sérieuse ne serait à attendre durant ce mois, même si la généralisation d’un temps orageux à tout le pays en fin de deuxième quinzaine est envisagée.
Bilan : Les températures, bien basses en début de mois sous un temps perturbé reprennent l’ascendance jusqu’à la mi-août grâce à de belles conditions anticycloniques. Le temps se dégrade relativement ensuite tout en restant agréable : orages en soirée après des débuts de journées estivales.

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Deux scénarios se battent en duel concernant ce mois. Lequel sera le plus fort pour être le vainqueur ? Difficile de le dire, même si nous avons notre idée.
Scénario 1 : Les hautes pressions persistent sur la mer du nord, et les pays du centre de l’Europe. Sa forme permet d’influencer les régions septentrionales mais uniquement celles-ci car sur le Sud, les gouttes froides ne tardent pas à rendre le ciel chaotique, y compris sur le Sud-est et la méditerranée. Il semblerait alors que les premiers épisodes méditerranéens de la saison aient lieu avec la présence de noyaux de basses pressions entre l’Atlantique, l’Espagne et les Baléares. Les températures sont dans ce cas supérieures aux normales de saison sur la moitié Nord et dans les normes sur la moitié Sud ( variant entre périodes plus fraîches et périodes excédentaires).
Scénario 2 : Ce scénario est plus mitigé, mais marque surtout le retour à des conditions aussi bien instables concernant le temps sensible, mais également instables dans la situation synoptique. C’est l’alternance de périodes chaudes et ensoleillées et de périodes perturbés plus fraîches – ces dernières se multipliant d’ailleurs durant la deuxième quinzaine. Cette situation vaudrait également la possibilité d’épisodes méditerranéens livrant de gros cumuls d’eau aux régions proches de la grande bleue. Les températures sont quant à elles plutôt dans les normes.
Bilan : Met-evolution aurait tendance à privilégier le scénario 2, d’une part car il serait dans la continuité des précédents mois et d’autre part car il paraît plus probable que le premier dans la mesure où la situation ne pourrait rester aussi stable. Cependant, nous aimerions apporter un petit rectificatif : même si les scénarios que nous vous proposons ont été redéfinit par le prévisionniste, le début du mois de Septembre ( la 1er quinzaine ) pourrait être bien plus beau, tout comme les précédentes années. Les précipitations sont dans les normes, supérieures sur les régions méditerranéennes.
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Et pour la suite ? Tendances pour l’Automne et le début de l’hiver :
L’automne pourrait cette année porter parfaitement son nom ! Les précipitations sont abondantes et le mouvement est simple : succession de perturbations. Bien évidemment, quelques jours plus stables et ensoleillés ne sont pas improbables mais la tendance est là.
Les mois de Novembre et de Décembre marquent la rupture avec le début de l’Automne. Les conditions anticycloniques regagnent du terrain sur notre pays et les températures pourraient se révéler plus froides que la normale. Les massifs montagneux ne seraient, une fois de plus, pas très bien servi en neige, alors que la plaine ne recevrait que peu de précipitations.
Avec quels outils les prévisions ont été réalisées ?
Les prévisions ont été réalisées à l'aide de certains des modèles saisonniers présentés ici. Elles sont particulièrement appuyées sur les prévisions allemandes de Wolfgang Roeder. Les statistiques ont également été utilisées, recherche de nombreuses relations..., ainsi que de nombreux paramètres encore peu utilisés et pris en compte dans ce type de prévisions.
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